Accueil Date de création : 10/09/07 Dernière mise à jour : 29/11/11 15:51 / 3 articles publiés

Le jour où je me suis aimé pour vrai  posté le mardi 11 septembre 2007 00:52

Blog de impala :D'autres plumes pour mes ailes, Le jour où je me suis aimé pour vrai

Le jour où je me suis aimé pour vrai 

 

Charles Chaplin

 Le jour où je me suis aimé pour vrai,

                  j’ai compris qu’en toutes circonstances,                   

J'étais à la bonne place, au bon moment.  

Et, alors, j’ai pu me relaxer.

          Aujourd’hui je sais que ça s’appelle...       

Estime de soi. 

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

 j’ai pu percevoir que mon anxiété

  et ma souffrance émotionnelle, 

n’étaient rien d’autre qu’un signal

quand je vais contre mes convictions.

                            

     Aujourd’hui je sais que ça s’appelle...

   Authenticité.   

     

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai cessé de vouloir une vie différente

et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive,

contribue à ma croissance personnelle. 

   

   Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle...  

Maturité.   

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer

une situation, ou une personne,

dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même

ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment... 

        

   Aujourd’hui je sais que ça s’appelle...  

Respect.    

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai commencé à me libérer de tout

ce qui ne m’était pas salutaire ...  

         Personnes, situations,

tout ce qui baissait mon énergie.


Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme
.
  

 

 Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle... 

Amour Propre.  

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai cessé d’avoir peur du temps libre

et j’ai arrêté de faire de grands plans,

j’ai abandonné les Mégaprojets du futur.

Aujourd’hui, je fais ce qui est correct,

ce que j’aime,

quand ça me plait et à mon rythme.  

 

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle... 

Simplicité.   

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison,

et me suis rendu compte de toutes les fois

où je me suis trompé.  

 

Aujourd’hui j’ai découvert l’...  

Humilité.   

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai cessé de revivre le passé

et de me préoccuper de l’avenir. 

 

Aujourd’hui, je vis au  présent,

là où toute la vie se passe.  

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.

 

Et ça s’appelle...  

Plénitude.   

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai compris que ma tête pouvait me tromper

et me décevoir. 

Mais si je la mets au service de mon cœur,

elle devient un allié très précieux.  

Tout ceci est....  

 

SAVOIR VIVRE !  

Charlie Chaplin (16 avril 1889 - 25 décembre 1977)

 

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La nuit me regarde  posté le mardi 11 septembre 2007 00:17

Blog de impala :D'autres plumes pour mes ailes, La nuit me regarde

La nuit me regarde

 La nuit me regarde. Elle sait que je suis attentif à cette douleur qui est aussi celle qui a traversé, à certaines heures, les hommes grouillant dans la fourmilière terrestre.

La nuit me comble d'un silence qui, m'enveloppant de ses voiles, semble de la piété répandue autour de moi. Elle connaît mes désirs et les accueille avec des fraternités muettes.

Elle n'ose déranger les rêves qui se pressent les uns sur les autres, tourbillonnent autour de mon front dans un vol désordonné d'abeilles. Leur dard entre dans la chair, à la façon d'un supplice raffiné, inlassable.

Je sens que, sous cette oppression, mon cerveau souffre et crie. Il a peine à arrêter le balancement des mots et leur murmure, la galopade effrénée d'images qui se poursuit.

Mon esprit, lancé à toute bride, paraît une machine éclatée. Il se distend, se gonfle et, las de tant de tortures, se replie sur lui-même.

Mais, pris à ce jeu cruel, il retourne aux mêmes sillons que creusent le doute et l'angoisse. Affolé, il se frappe aux parois, se relève, repart, chante et expire.

Il s'exténue de recherches et d'hypothèses; il se blesse sur des lames de couteau. Cherche-t-il la précision, le mot qui créerait la lumière, il sent que ces biens-là lui sont refusés. Il

soupire après eux en un bâillement d'extrême fatigue.

 

Il voudrait saisir des vérités qui fuient, les fondements solides d'une croyance, l'appel ferme d'une voix qui, par des inflexions vigoureuses, ferait descendre la paix souhaitée.

Vaine poursuite qui, dans une sorte de cercle dantesque, garrotte davantage ce prisonnier !

Je m'efforce de ne plus penser, d'ignorer que j'existe, de ne plus savoir qu'aujourd'hui et demain sont des réalités qui me guettent et demanderont un tribut d'efforts, de luttes et de

sacrifices.

Je veux vivre dans le présent et, par une tension désespérée, je tâche de m'agripper à quelque espoir, de sourire à des contingences autour desquelles je voudrais revoir un rayon qui, lui aussi, est aboli.

Le passé, s'il revenait avec ses pas tremblants et ses modulations fallacieuses, je lui dirais de s'en aller, craignant qu'il ne recèle en lui d'autres puissances de détresse.

Qu'une triple agonie s'éloigne de moi, car je ne veux point d'un calice où mes lèvres s'abreuveraient de toute l'amertume de la terre !

Rubans fanés, roses qui sèchent dans un herbier pourrissant, gants que la Chimère, avec ses pas feutrés, a laissés tomber sur ma table, tous ces riens qui étoilent une vie d'homme, je ne vous permets pas de franchir le seuil de ma mémoire. Je ne vous connais pas. Vivez ailleurs que dans mon souvenir; étouffez, loin de mon coeur, votre chanson ultime.

Où vais-je me tourner pour découvrir, dans une planète, à mes yeux perturbée, un point sûr ?

 

Des routes s'étendent à l'infini où sommeille cet avenir qui va me prendre dans un instant. Mais l'avenir, de ses lourdes portes d'airain, barre l'horizon. Et je vais, désarmé de

ma jeunesse, et si désireux que je sois de refaire mes statues, m'avancer avec des mains de vertige où tremblent mes ciseaux.

Le coeur de la nuit répond aux plaintes que j'exhale. Je suis silencieux comme elle, assistant à ce drame du cerveau.

Et comme elle, cependant, travaillé par de sourds murmures, des velléités de délivrance, je ne sais quelle aurore, avec ses fraîcheurs de lys remués.

Elle porte aussi son drame immémorial où s'affrontent et se détruisent d'obscurs ou de célèbres lutteurs. L'unanimité parfaite d'attitudes s'établit entre elle et moi. Muet, terrifié,

je suis attaché à son char où s'exaltent les dieux du désir et du regret. Elle me roule dans ses parfums, me jette à tous ses horizons d'étoiles.

L'hallucination agrandit son mystère, et l'effroi pascalien traverse mes fibres. Je suis ce pressuré qui goûte, dans une âme en détresse, le souffle de l'infini.

 

 

MARCEL DUGAS

 

http://www.poesies.net/marceldugasparolesenliberte.txt

 

 

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Peux-tu ?  posté le lundi 10 septembre 2007 23:52

Blog de impala :D'autres plumes pour mes ailes, Peux-tu ?

Peux-tu me vendre l'air qui passe entre tes doigts
et fouette ton visage et mêle tes cheveux?
Peut-être pourrais-tu me vendre cinq pesos de vent,
ou mieux encore me vendre une tempête?
Tu me vendrais peut-être
la brise légère, la brise
(oh , non, pas toute!) qui parcourt
dans ton jardin tant de corolles,
dans ton jardin pour les oiseaux,
dix pesos de brise légère?

Le vent tournoie et passe
dans un papillon.
Il n'est à personne, à personne.

Et le ciel, peux-tu me le vendre
Le ciel qui est bleu par moments
ou bien gris en d'autres instants
une parcelle de ton ciel
que tu as acheté crois-tu, avec les arbres
de ton jardin, comme on achète le toit avec la maison?
Oui, peux-tu me vendre un dollar
de ciel, deux kilomètres de ciel,
un bout -celui que tu pourras- de ton ciel?

Le ciel est dans les nuages
Les nuages qui passent là-haut
ne sont à personne, à personne.

Peux-tu me vendre la pluie, l'eau
qui t'a donné tes pleurs et te mouille la langue?
Peux-tu me vendre un dollar d'eau
de source, un nuage au ventre rond,
laineux et doux comme un agneau,
ou l'eau tombée dans la montagne,
ou l'eau des flaques
abandonnées aux chiens,
ou une lieu de mer, un lac peut-être,
cent dollars de lac?

L'eau tombe et roule
L'eau roule et passe
Elle n'est à personne, non.

Peux-tu me vendre la terre, la nuit
profonde des racines; les dents
des dinosaures, la chaux éparse
des squelettes lointains?
Peux-tu me vendre des forêts enfouies, des oiseaux morts,
des poissons de pierre, le souffre
des volcans, un milliard d'années
montant en spirale? peux-tu
me vendre la terre, peux-tu
me vendre la terre, peux-tu?

Ta terre est aussi bien ma terre
Tous passent, passent sur son sol.
Il n'est à personne, à personne.

Guillén, Nicolas
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